Olivier PITON
Publié le 09/07/2020

Olivier PITON

Accédez à sa fiche dans l'annuaire

Budget d’aide sociale de 50 millions d’euros

Question écrite à l’attention du gouvernement de M. Piton, Conseiller consulaire à Washington, également membre élu de l’AFE

La question des aides sociales octroyées via le budget de 50 millions d’euros débloqués il y a maintenant deux mois, pour venir en aide à nos compatriotes de l’étranger a suscité beaucoup d’espoirs.

Or à ce jour, seules 2.727 personnes ont été aidées dans le monde pour un montant de 150 euros en moyenne, pour une somme globale de 390.000 euros.

C’est-à-dire que moins de 1% du budget a été utilisé.

Bien entendu, les situations peuvent différer d’un pays à l’autre voire d’une circonscription consulaire à une autre mais la réalité démontre que les postes consulaires sont dans l’obligation de devoir respecter des critères d’éligibilité parfaitement surréalistes et pour un montant qui confine à une aide à l’indigence qui daterait du XIXe siècle, et ce, au prix de la constitution d’un dossier aussi kafkaïen qu’un dossier de première demande de bourse scolaire.

Autrement dit, les conditions d’éligibilité à cette enveloppe budgétaire sont non seulement draconiennes, mais elles sont également peu attractives.

J’ajoute que les conseillers consulaires, contrairement à ce qui avait été annoncé, se limitent à être informés alors même qu’ils peuvent facilement, sur le terrain, communiquer sur l’aide et aider à identifier les familles dans le besoin comme par exemple auprès des familles de boursiers à 100% puisqu’il s’agit là, par essence, d’une population très démunie. La constitution d’un dossier serait, dans ce cas de figure, facile à élaborer puisqu’il suffirait de reprendre le dossier des bourses scolaires.

Questions :

1/ Le gouvernement peut-il donner des instructions aux postes consulaires de renforcer la communication ?

2/ Peut-il alléger considérablement les critères d’éligibilité, non seulement en les abaissant mais en simplifiant les démarches administratives. Un peu plus de compréhension sociale ne saurait nuire.

3/ Peut-il exiger des postes consulaire l’implication dans le processus des conseillers consulaires, une implication qui pourrait se faire ’’au fil de l’eau’’ comme se font par exemple les demandes d’accès à la catégorie aidée CFE ?